nouvel air

Très calmement je continuais de marcher vers le port. Les cris des vendeurs ambulants striaient l’air. Sur les étals, les poissons mouraient asphyxiés. Ils se contorsionnaient inutilement, s’épuisaient en vain. Par dessus eux les cris fusaient et parfois des rires. Le sol trempé d’eau salée, poisseuse, brillait comme une pièce précieuse sous le ciel brûlant, d’une beauté démente, insignifiante presque à force de perfection silencieuse. En plissant les paupières on pouvait plonger son regard droit vers le haut ou droit en face ou à ses pieds, indifféremment, l’intensité perceptive, qui dépassait de loin le visible incendiait le coeur. La joie qui irradiait de là jetait à genoux, pleine de grâce, et sans se suffire en elle-même, ne se consumait pas pour disparaître, mais alimentait un canal qui ressemblait à une nouvelle voie respiratoire.

Auteur : jamaisvertige

Prose poétique et autres fantaisies

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