nappes phréatiques

Elle est assise entre quatre murs, eux-mêmes compris entre d’autres murs. Sans considérer le plafond et le plancher. Inexorablement, le temps passe, dont on lui a dit qu’il n’existait pas. Elle a la chance, invraisemblable si l’on en croit les probabilités, d’être en vie et elle ne sait pas quoi en faire.
Certes, elle peut s’agiter et donner libre cours à sa vitalité. Mais est-ce cela, être en vie ? Oui, aussi. Quoi qu’elle fasse, elle participe à des guerres, détruit des sous-sols, pollue des nappes phréatiques.
Elle entre dans la chambre, par la persienne, un rayon de soleil pénètre dans la pièce pour finir sur les draps défaits. Que la lumière d’un astre si lointain puisse venir jusqu’à elle pour la débusquer entre ces quatre murs l’émeut.
C’est peut-être à force d’avoir cherché un sens à cette vie que celui-ci s’est délité.  
Elle a pris le téléphone entre les mains. Elle pourrait composer un numéro et comme la lumière du soleil, elle pénètrerait dans une pièce.
On ne sait jamais de qui on est l’astre le plus brillant.

Auteur : jamaisvertige

Prose poétique et autres fantaisies

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