la chaussée

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C’est le matin du jour précédent qui précédait le précédent et ainsi de suite
La lumière est belle, le ciel un peu couvert, comme au-dessus d’une mer imaginaire

et le monde était beau, la rue grandiose, tout, exactement tout, semblait s’agencer à la perfection comme si un merveilleux puzzle invisible était enfin résolu.
Elle étais tombée dans un océan de sobriété d’une douceur infinie.
Une vieille femme qui allait traverser, le bras d’un conducteur sur la carrosserie noire d’un véhicule, l’alignement régulier des platanes le long de la chaussée, l’humidité de l’air, un pied qui tenait une porte entrouverte, toute chose l’émouvait au point qu’un grand silence sembla s’élever du trottoir. Ça n’était pas un sentiment, c’était plutôt comme si l’amour avait été l’organe-même qui percevait le monde.

Une réflexion sur « la chaussée »

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