physique et sans issue

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La vie est parfois amusante. Ce qu’on avait nommé à 17 ans et faute de mieux, l’Absolu, s’était dissous entre temps dans le temps devenu fin comme un couperet, pratiquement large comme l’instant. De fait, ce que l’on croyait devoir arriver accompagné par le chant des sirènes révélant une raison de vivre au milieu d’une mer aussi vaste qu’insipide, advenait de façon tout à fait régulière, c’est à dire mécanique pour des millions d’êtres qui à juste titre n’avaient jamais ni conçu l‘Absolu, soit par manque d’inspiration, de nécessité ou d’imagination, ni même cherché tout simplement et trouvé en conséquence, de raison de vivre. Ça n’était pas de se découvrir banal qui brûlait au creux du torse, faire par miracle ou faire tout court, au fond, quelle différence sinon tout intérieure et personnelle? Ce qui brûlait c’était la fin d’une illusion, l’aridité d’un sentiment de liberté qui isolait plutôt qu’unir, la vanité de l’émotion et de toute présomption.

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