la chute

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À un certain point, tout semblait s’arrêter et se figer. Cela ressemblait à l’idée que l’on se faisait de l’ennui parce qu’à ce point, précisément, de tangible, il n’y avait plus que des idées, des images et rien qui ne soit réel, rien qui n’ait la densité du corps mort de ma mère dans le sous-sol glacé de la clinique. Ici tout cela bougeait mais cela n’était rien et rien n’existait pas non plus. Les mots encombraient la candeur de cet instant aride, abrupt, qui dégringolait tout à coup dans un espace nouveau qui se heurtait à l’apparence de l’ancien. Ne pas avoir d’idées, ne pas s’inquiéter, ne pas penser à l’instant d’après, se tenir ici-même, accrochée à sa respiration comme à l’ultime objet vivant. Derrière les projections qui m’aveuglaient, il n’y avait que l’amour. Le reste, on l’oublierait.

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