on rencontre sa destinée souvent par les chemins qu’on prend pour l’éviter (Jean de la Fontaine)

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Il était encore tôt et il faisait les cent pas sur le trottoir humide. L’air frais et piquant du matin lui caressait les joues et même si c’est banal, il en était ainsi, l’air frais lui caressait les joues et il en oubliait l’ennui qu’il avait éprouvé à son réveil en découvrant la même chambre se dessiner sous ses yeux. Il ne savait pas bien d’où venait sa confusion ni même s’il était confus au fond. Il était indécis, ça oui. L’important étant qu’on ne l’approchât pas trop, jamais trop et que nul ne se tînt trop longtemps trop près de lui. Aucune émotion ne venait balayer la surface lisse qu’il mettait en contact avec le monde. Certes, il avait besoin d’être distingué entre tous, il avait besoin de l’affection d’un grand nombre mais il ne tenait nullement à entrer plus avant dans un quelconque commerce avec un exemplaire du lot. Ainsi il faisait les cent pas et il ne savait même plus ce qu’il attendait.

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