l’enfance de l’âme

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Il se tenait près de la fenêtre. Le printemps refluait comme la mer à ses tympans. Il ne se souvenait pas, il n’avait rien oublié – se souvenir lui était devenu inutile. Autant qu’un tiroir où mettre le printemps qui n’y serait jamais entré et qui y était déjà, comme partout autour. Sa main effleura le rebord, une autre la lui prit et il la lui laissa, longtemps, les yeux ouverts sur le même monde et sur la même cour béante sous le ciel. Comprendre, quoi? Qu’est-ce qui avait eu lieu et où? Le temps n’existait pas qui le séparait de cet instant, ni l’espace qu’il ne parcourait pourtant plus. La joie sans but qu’il éprouvait n’admettait pas de fin. Mais s’agissait-il de fin ou plus exactement, de commencement?

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