l’apesanteur

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Elle s’appuya au dos de son amie. C’était étrange cette distance, quand dans le monde physique et même, celui du coeur, il était possible de l’annuler. Cette distance tout intérieure était un continent inhabité et surprenant, un nouveau monde dont on pressentait les reliefs que l’on parcourait déjà, à tâtons, ravis par une intuition sublime. Un monde sans projections, intact, indemne. On y respirait l’air qui manquait ici – où l’actualité univoque dévorait l’infini des possibles et des ramifications inconnues – inconnues de soi tout d’abord. La bête n’était jamais rassasiée et demandait de la chair vive et fraîche, elle ne voulait pas de chair morte, vidée de la palpitation mystérieuse dont la bête raffolait.

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