un et un font un

La femme disparut au coin de la rue. Dans l’air froid et sec, résonnaient encore ses paroles cristallines N’abandonnez pas votre coeur!
Je mis mes mains plus au fond dans mes poches et gageai que le mien – de coeur cela va sans dire – était bien dans ma cage thoracique et ma cage thoracique à sa place sous mon manteau de laine. Abandonner son coeur! C’en était une bien bonne! Et où donc, l’abandonner? Par zèle, chez le boucher?
– Bonjour monsieur, je voudrais abandonner mon coeur et d’autre part cela me désappointerais de ne pas le rendre utile, si j’ose dire, pourriez-vous le dépecer et le vendre?
C’était tout à fait absurde. Autant le jeter aux lions du zoo qui posent tristement leur museau royal sur leurs pattes nonchalentes à force d’impuissance.

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.