le monde à soi

Elle était bien décidée à creuser dans le paysage un chemin qui s’y serait perdu. Au fond, elle n’y était pour rien. Comme son coeur battait et qu’elle respirait, elle en convint qu’elle était vivante. La lumière forte enveloppait son beau visage et faisait danser autour d’elle de curieux chatoiements dans les herbes hautes. C’était à tomber à terre, tant de beauté. À tomber, vivant, à terre. Mais elle marchait, elle marchait. Elle cherchait dans la courbe savante que dessinait son barycentre au dessus du sol, une clé pour entrer, une formule magique à prononcer en silence, au creux du coeur, pour voir refluer le monde à soi.

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