le balcon

 

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Il m’arrivait souvent de tendre tout mon corps vers l’extérieur. J’y trouvais un plaisir que rarement n’égale celui que d’autres trouvent à se terrer à l’intérieur. Il faut dire que la qualité de l’air y était pour beaucoup dans ce choix instinctif que je faisais de me prostrer tel un sphynx, à l’extérieur. Dans cette immobilité vertigineuse, je contemplais des siècles de tentatives de silence. À l’intérieur, ce qui parlait se taisait aussi indéchiffrablement. Merveilleuse connaissance qui avait su traverser le temps corruptible intacte! Souvent un grand éclat de rire balayait les pensées les plus incongrues : il fallait que je me résolve à limiter les dégats causés par ma bêtise.

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