hors-la-loi

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Il est désespéré par habitude, joyeux de nature, comme cela va de soi. Il est pris dans un sillon qui va son cours et il n’en sort pas.
– C’est amusant, réalise-t-il enfin, au fond, je choisis le désespoir a priori!
Le trottoir humide, la nuit qui tombe du ciel, la fixité des objets, les animaux silencieux que l’on rencontre, les histoires que l’on raconte, celles qu’on a vécu, celle que l’on va vivre, tout cela est une béance inconcevable. On cherche et on trouve, on a des ennuis dont les pigeons n’ont que faire, dont la planète Mars se rirait si elle n’était pas si loin et ils n’ont d’existence que celle qu’on leur donne. Au même moment, l’océan enroule ses eaux et le vent souffle dans les déserts. Tout ce mystère avec sursis a une forme et l’on est capricieux.
Assis sur sa chaise, il considère le vide sidéral sur lequel il se voit reposer, il n’y a plus de sol, plus de planète, il valse dans l’univers sombre et silencieux.