douceur des astres

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Il avait entrouvert la porte de sa chambre. Un filet de lumière s’y glissait qui venait du couloir où une ampoule était restée allumée. Il ferma les yeux. Le temps dévorait tout dans l’appartement silencieux. Doucement, il se faufila hors de la pièce. Le bonheur extrême de poser un pied devant l’autre, d’écouter ce silence exhorbitant et simple, naturel, faisait écho à la conscience qu’il avait de dérober au sommeil des instants de présence à ce monde-ci. Ce qui se jouait dans ce monde-ci était étrange le plus souvent, heureux parfois, comme une boule de lumière en plein ciel et peut-être, au creux du torse, même si identifier le lieu où ce bonheur pulsait n’était pas si aisé. Il éprouvait un tel amour pour cette vie curieuse, ce fait parmi les faits, si surprenant au fond, d’être en vie, d’avoir un corps – et qu’une chose comme un corps existât, mais il n’en finissait plus de se surprendre et de se surprendre à être surpris. Il posa sa joue contre le carreau. Dehors, la beauté d’une planète sommeillait dans la nuit profonde.

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