prélude

Ses pieds couraient sur le trottoir humide. Parfois ils évitaient nonchalemment une flaque immobile où se miraient les grands arbres du boulevard. Ces platanes majestueux étaient silencieux, comme à l’annonce de quelque mouvement sourd des plaques terrestres. Les oiseaux ordinairement tumultueux à cette heure, se taisaient. Le vent était tombé mais on le cherchait en vain à terre. Ça n’est pas dieu possible! jurait une passante qui disparaissait au coin de la rue. Si, c’était dieu possible. D’ailleurs tout était dieu possible. Il suffisait de le vouloir, ce qui, j’en conviens volontiers et sans me faire prier, n’est pas une mince affaire. Et puis, vouloir quoi?

 

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