deux yeux

Dans l’air frais par la fenêtre ouverte, un songe
c’est le soir et le printemps nous ennivre
on marche en silence dans l’allée d’un parc sur un tapis de fleurs
au-dessus de soi les branches s’inclinent sous leur charge
on écoute on s’arrête
quelque chose voyage
quelque chose revient
une vague légère dans l’air du soir
la douceur violente du souvenir, d’un mot
d’une main abandonnée sur le cuir d’une banquette
d’une tête oubliée contre un mur
de deux yeux

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